Blog2025-08-27
Les insectes à l’hôpital : une routine de traitement des surfaces aux côtés de l’hygiène
Un hôpital ne peut pas fermer un service pour une fumigation. Un traitement préventif des surfaces, programmé dans le plan de nettoyage, s’adapte au fonctionnement habituel de l’établissement.
Tom Sam

Les hôpitaux fonctionnent selon des routines d’hygiène, et les insectes font partie de ce que ces routines doivent gérer. Mouches, cafards, fourmis et punaises de lit trouvent tous le chemin des établissements de santé : par les livraisons, par les cuisines et les zones de déchets, et dans les bagages et les vêtements des patients et des visiteurs.
Les punaises de lit méritent une mention à part. Elles arrivent avec les personnes, et un hôpital accueille un flux continu de personnes. Une fois installées dans un service, il faut des traitements répétés et des chambres immobilisées pour s’en débarrasser.
Pourquoi les méthodes habituelles sont mal adaptées à l’hôpital
Les sprays et la nébulisation agissent sur ce qui est présent le jour même. Ils imposent souvent de déplacer des patients, de fermer des chambres et de les aérer avant de les réutiliser, ce qui est difficile à organiser dans un bâtiment qui ne ferme jamais. L’usage répété des mêmes insecticides alimente aussi la résistance des populations d’insectes, si bien que le même traitement perd en efficacité avec le temps.
Les pièges et les postes d’appâtage aident à la surveillance et contre certaines espèces, mais ils font peu de chose contre les insectes rampants qui se cachent dans les cadres de lit, les coutures et les interstices.
La place de Repeltec
Repeltec est un traitement préventif des surfaces.
Il s’applique selon un cycle sur des bords et des cadres préalablement repérés, pendant qu’une chambre est hors service, et la chambre est séchée et aérée avant d’être réutilisée. C’est donc une tâche du planning de nettoyage ou de lutte antiparasitaire, et non une intervention d’urgence.
Les zones à repérer
- Les cadres de lit, les jointures du mobilier de chevet et les plinthes derrière les lits.
- Les salles d’attente : les structures et le dessous des sièges, et la jonction entre sol et mur.
- Les cuisines, cafétérias et réserves alimentaires : surfaces structurelles et périmètres, à l’écart des aliments et des surfaces en contact avec les aliments.
- Les zones de déchets et de livraison, par où les insectes arrivent de l’extérieur.
- Les ambulances et le transport de patients : les bords et les jointures de l’habitacle.
Un élément du programme, pas un substitut
La lutte intégrée contre les nuisibles donne la priorité à la prévention, à la surveillance et au calfeutrage. Un traitement des surfaces vient s’y ajouter. Il ne remplace pas la surveillance, il ne remplace pas l’obturation des interstices et il n’élimine pas une infestation déjà installée. Dans ce cas, le prestataire de lutte antiparasitaire intervient d’abord, et le traitement tient le terrain entre deux passages.
Consignez chaque traitement : la zone, la date, le produit et la personne qui l’a appliqué.
Utilisez les biocides avec précaution. Avant toute utilisation, lisez l'étiquette et les informations concernant le produit.